Projets actuels

Contrôle de la renouée du Japon

Le Comité ZIP des Seigneuries, le Comité ZIP Jacques-Cartier et le Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes souhaitent conjointement restaurer les rives envahies par la renouée du Japon et sensibiliser les différents acteurs à la problématique que représente cette espèce.

Si vous désirez en savoir plus sur la renouée du Japon, vous pouvez visiter notre page Renouée japonaise, notre page suivi des espèces exotiques envahissantes ainsi que celle sur les méthodes de contrôle des EEE.

Identifier la renouée du Japon

On peut identifier la renouée du Japon à l’aide de plusieurs critères :

1- Tige
  • Ressemble à un bambou ; possède des nœuds et est creuse
  • De 3 à 4 m de hauteur
  • Verte tachetée de rouge
  • Jusqu’à 4 cm de largeur Robuste
2- Fleurs
  • Grappes de fleurs blanches qui apparaissent en août et en septembre :
3- Feuilles
  • Alternes
  • Non dentées
  • Lisses
  • De 10 à 23 cm de longueur
* La configuration des feuilles peut varier selon les conditions du site où se trouve l’espèce.

Méthodes de contrôle

  • Étape 1 - Coupe des tiges aériennes en dessous du premier nœud. Mise en sacs étanches des résidus de coupe qui seront déposés au site d’enfouissement.
  • Étape 2 - Excavation des rhizomes mécaniquement ou manuellement. Aplanissement du terrain et retrait des pierres, des petites branches et des pousses pouvant percer une géomembrane. Mise en sacs étanches des résidus végétaux qui seront envoyés au site d’enfouissement.
  • Étape 3 - Installation d’une géomembrane maintenue au moyen de piquets en U ou de pierres lourdes. La membrane doit dépasser la colonie d’au moins2 mètres de chaque côté. 
  • Étape 4 - Suivi des repousses aux deux semaines de mai à octobre. Retrait des repousses en extrayant le plus possible les racines. Cette étape est essentielle à la réussite du projet. 
  • Étape 5 - Plantation d’espèces indigènes (par exemple, le saule de l’intérieur, le sumac vinaigrier, l’aulne rugueux ou encore le sureau) au pourtour de la colonie pour faire concurrence à la renouée du Japon et créer de l’ombrage.

Capsule vidéo expliquant les méthodes de contrôle

Projet

Les bandes riveraines sont des milieux naturels de transition extrêmement riches, diversifiés et productifs, offrant de nombreux services écologiques à la collectivité (stabilité des berges, qualité de l’eau, biodiversité, etc.). Cependant, les rives du Saint-Laurent fluvial ont été fortement dégradées au cours du siècle dernier et sont maintenant envahies par des espèces végétales exotiques, telle la renouée du Japon. La croissance rapide et agressive de cette plante pose de sérieux problèmes aux écosystèmes riverains et aux citoyens. Afin de préserver la pérennité des usages et de protéger la biodiversité des milieux riverains sensibles, il est essentiel d’intervenir dès maintenant et de sensibiliser la population. Dans cette perspective, le présent projet vise à restaurer, à titre démonstratif, quatre sites riverains de la grande région de Montréal. Dans le cadre du projet, divers groupes locaux appelés à contrôler la renouée du Japon ont été sensibilisés et formés à la tâche.

Objectifs
  • Restaurer, à Montréal et à Contrecœur, quatre milieux riverains envahis par une espèce exotique envahissante redoutable, la renouée du Japon.
  • Réaliser, suivre et documenter la restauration.
  • Initier les intervenants à la gestion de cette plante et aux bonnes pratiques d’aménagements riverains.
  • Sensibiliser la collectivité (citoyens, gestionnaires, paysagistes, entrepreneurs, etc.) à la problématique de la renouée du Japon et l’outiller pour mieux gérer cette espèce.

À long terme, le projet a pour but de conserver l’intégrité des milieux riverains et de réduire, voire d’éliminer de futurs efforts de lutte et de contrôle de l’espèce.

Sites​ étudiés

Les sites choisis pour ce projet sont des milieux à risque de propagation de la renouée du Japon. Le long de la rive, les forts coups d’eau ou la fonte des glaces peuvent transporter des fragments de plantes venus de berges en amont pour les exporter vers l’aval. De tenure publique, les sites sélectionnés sont également vulnérables à une introduction de la renouée du Japon d’origine anthropique. En effet, la proximité de la population en augmente la probabilité, soit par dépôt illicite de résidus de plants, soit par la germination de graines provenant de fleurs de renouée du voisinage.


Hôtel de ville de Contrecœur

Colonie de renouées du Japon d’environ 60 m² située en bande riveraine derrière l’hôtel de ville, entre la mise à l’eau publique et la marina.​

Colonie des Grèves, à Contrecœur

Colonie de renouées du Japon d’environ 200 m² située sur le terrain de la Colonie des Grèves. Dans la pente au-dessus de l’enrochement, elle se trouve directement derrière des chalets et à proximité d’un sentier de marche au bord du fleuve.​

Parc Clémentine-De-La Rousselière

Colonie d’une superficie de 50 m2 située en bordure d’un parc municipal appartenant à l’arrondissement Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles.

Parc Ernest-Rouleau

La colonie principale qui se trouve au parc Ernest-Rouleau, propriété de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, s’étend sur environ 120 m², tandis qu’une colonie secondaire couvre une superficie de 45 m².

Crédit CQEEE
Crédit CQEEE
Crédit Comité ZIP des Seigneuries
Crédit Comité ZIP des Seigneuries
Crédit Denys Lortie
Crédit Denys Lortie
Crédit CQEEE
 
 

Réalisation

Comité ZIP des Seigneuries
Comité ZIP Jacques-Cartier
Conseil québécois des espèces exotiques envahissantes

Partenaires au projets

Ville de Contrecoeur
Colonie des Grèves
Éco-quartier de la Pointe-aux-Prairies
Arrondissement Rivière-des-Prairies - Pointe-aux-Trembles

Contributeurs financiers

Programme Interactions Communautaires (PIC)
Fondation Hydro-Québec pour l'environnement

 

 

Guide du pêcheur
Le Comité ZIP Jacques-Cartier a créé un guide pour les pêcheurs, concernant la région Est de Montréal.
Ce guide aborde les sujets suivants :
  • Clé d'identification ;
  • Guide alimentaire ;
  • Bonnes pratiques ;
  • Règlements ;
  • Espèces à pêcher ;
  • Espèces à statut ;
  • Espèces exotiques envahissantes ;
  • Lieux de pêche.

Vous pouvez vous procurer ce guide en visitant notre bureau (sur rendez-vous uniquement) ou nous suivre sur les réseaux sociaux afin de connaître nos prochaines activités.

Partenaires financiers

Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs dans le cadre du Réinvestissement dans le domaine de la Faune
Ville de Montréal - Programme de soutien aux initiatives locales d’activités de plein air liées au Plan de l’eau

 

 

Réduction des GES et plantation d'arbres

Suite à l’augmentation annuelle de 1% des gaz à effets de serre (GES) issue des activités propres à l’Administration portuaire de Montréal (APM), soit environ 30 tonnes de GES par année, des mesures compensatoires ont eu lieu à partir de l’automne 2014.

Ces mesures consistent à planter près de 150 arbres par année, sur une période de 40 ans.

Le Comité ZIP Jacques-Cartier est chargé de trouver des organismes qui souhaitent faire des plantations dans une perspective de projet clé en main. Une entente de 3 ans a été signée entre le Comité ZIP Jacques-Cartier et l’APM, ce qui permettra une meilleure gestion du projet. Il est à noter que dès 2016, il sera obligatoire, pour les organismes participants, de planter uniquement des espèces indigènes adaptées au milieu fluvial.

Organismes participants 2015
Récréotourisme Repentigny : 2 plantations au courant de l'année, pour un total de 168 arbustes et 8 arbres au parc de l’Île Lebel situé sur les rives du fleuve Saint-Laurent à Repentigny.

Organismes participants 2014
Université de Montréal : Plantation de 8 érables argentés et 8 peupliers deltoïdes
Comité ZIP du lac Saint-Pierre : Plantation de 80 érables argentés

 

 

Route bleue du Grand Montréal

Visitez le site Web officiel de la Route bleue du Grand Montréal pour obtenir les cartes et tous les autres renseignements.

Le fleuve Saint-Laurent est de plus en plus fréquenté par les amateurs d’activités nautiques et le nombre de kayakistes sur ce cours d’eau ne cesse de croître. Lors de la publication de la Politique nationale de l’eau en novembre 2002, la Fédération québécoise du canot et du kayak (FQCK) a mis en place un projet de développement de sentier maritime pour l’ensemble du Saint-Laurent avec des haltes tout le long de ses rives. Ainsi, les nombreux amateurs d’activités nautiques fréquentant le fleuve Saint-Laurent sont mieux informés et peuvent naviguer en toute sécurité.

Objectifs de la Route bleue ​

  • Mettre en valeur le fleuve Saint-Laurent et le rendre plus accessible ;
  • Prévenir la détérioration des milieux naturels en les protégeant d’une utilisation intensive et désordonnée ;
  • Favoriser l’entretien de relations harmonieuses entre les kayakistes et les propriétaires riverains ;
  • Développer un intérêt pour la protection des écosystèmes au sein de la population ;
  • Favoriser la sécurité des usagers ;
  • Générer une nouvelle source d’attraction pour le fleuve, de visibilité et de retombées économiques pour l’industrie touristique.

En 2008, le Comité ZIP Jacques-Cartier se joint au projet avec le mandat de développer le secteur Est de la Route bleue du Grand Montréal.

Route bleue du Grand Montréal - Secteur Est

À lui seul, le secteur Est représente une bande riveraine d’environ 55km qui s’étend du pont Victoria jusqu’à la pointe Est de l’île et se poursuit jusqu’au barrage hydroélectrique du Parc-nature de l’Île-de-la-Visitation. Le secteur Est du Sentier maritime du Saint-Laurent offre donc un potentiel intéressant pour les adeptes de kayak qui désirent découvrir la faune et la flore de ce cours d’eau.

En proposant aux utilisateurs de petites embarcations des cartes élaborées du secteur Est de la Route bleue du Grand Montréal (RBGM), ces usagers peuvent planifier leurs excursions de façon sécuritaire et respectueuse de l’environnement.

Téléchargez le guide de randonnée gratuitement à partir du site Web officiel de la RBGM.

 

 

Espèces végétales exotiques envahissantes
Les espèces exotiques envahissantes (EEE) présentent une problématique importante dans notre environnement car elles prennent de plus en plus d’expansion. Elles vont même jusqu’à éliminer les espèces végétales indigènes. Il est crucial d’agir dans de brefs délais pour préserver nos écosystèmes.
 

Suivi des espèces végétales exotiques envahissantes

Grâce au soutien financier du MDDELCC, le Comité ZIP Jacques-Cartier participe au suivi des espèces exotiques envahissantes, depuis 2007. Ce suivi consiste à suivre l’évolution des plantes exotiques envahissantes sur des sites ciblés, le long du fleuve Saint-Laurent.

Les espèces végétales exotiques envahissantes sont une des causes principales de la perte de biodiversité au Québec, puisqu’elles se répandent rapidement et n'ont pas de prédateur connu. Que faire pour éviter la propagation de ces espèces? ​
  • Ne pas planter ces espèces;
  • Lorsque vous en avez sur votre terrain, il est préférable de mettre vos coupes dans un sac à déchet et de les envoyer au site d'enfouissement;
  • Éviter de les jeter dans un milieu naturel où elles risquent de se propager;
  • Éviter de perturber les milieux humides;
  • Avant de naviguer dans un nouveau plan d’eau, il est important de bien nettoyer l’embarcation et tout le matériel touchant à l’eau avant de vous y aventurer;
  • Sensibiliser votre entourage à l’impact qu’ont ces espèces envahissantes sur notre environnement.
Qu’est-ce qu'un milieu humide?
Un milieu humide est un endroit qui n'est pas totalement aquatique ni totalement terrestre. Ce sont des sols inondés ou saturés d’eau.

Du tronçon fluvial jusqu’au golf du Saint-Laurent, la superficie approximative des milieux humides du Saint-Laurent s’évalue à environ 80 000 hectares.

Les milieux humides sont divisés en 6 catégories :
1. Eau libre;
2. Eau peu profonde (plantes submergées et flottantes);
3. Bas marais (plantes émergentes);
4. Haut marais (plantes émergées);
5. Marécage arbustif (Arbustes et plantes aux strates inférieures);
6. Marécage arboré (Arbres et plantes aux strates supérieures).

Méthodes de contrôle

Plusieurs méthodes de contrôle peuvent être utilisées pour éradiquer les espèces végétales exotiques envahissantes.

Lors de la détection de EEE, il faut en tout premier lieu répertorier son emplacement afin de cartographier sa répartition, vous pouvez le faire grâce à l'outil Sentinelle.

Vous pouvez consulter les fiches se retrouvant un peu plus bas sur cette page afin de bien identifier la plante trouvé.

Il faut ensuite agir dans les plus brefs délais pour éviter sa propagation. Plusieurs protocoles s’offrent à vous dépendamment de la configuration de la colonie, de son emplacement et de vos ressources.

La plupart des méthodes de contrôle proposées dans notre document, peuvent s’appliquer à l’ensemble du territoire du Comité ZIP Jaques-Cartier, mais plusieurs sont à éviter le long des cours d’eau afin de prévenir l’érosion et la déstabilisation des berges (voir encadré).
IMPORTANT
Les moyens d'intervention de types physiques / mécaniques sont à privilégiés.

Les méthodes chimiques peuvent avoir des répercussions sur l’environnement et sur la santé. Si vous désirez utiliser cette méthode, assurez-vous de respecter les dosages et les indications du fabricant et de toujours rester éloigné des cours d’eau.

Les méthodes biologiques proposent l’introduction de ravageurs visant spécifiquement la plante à contrôler, entre-autre des insectes ou des champignons, mais les études sur l’impact qu’ils ont sur la flore locale sont encore au stade expérimental.

Publications

Fiches d'identification
Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)
Butome à ombelle (Butomus umbellatus)
Châtaigne d’eau (Trapa natans)
Hydrocharide grenouillette (Hydrocharis morsus-ranae)
Myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum)
Nerprun bourdaine (Rhamnus Frangula)
Phalaris roseau (Phalaris arundinacea)
Phragmite commun (Phragmite australis)
Renouée japonaise (Reynoutria japonica)
Salicaire commune (Lythrum salicaria)

Fiche d'explication des méthodes de contrôle

Partenaires financiers

Environnement Canada, Centre Saint-Laurent (2007-2010)
MDDELCC (2012-aujourd'hui)

 

Liens utiles

Application Sentinelle : outil de détection des espèces exotiques envahissantes (MDDELCC)
Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec

 

 

 

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